Retour au blog
méthodologiequalitépromptstest

Comment on teste un prompt (et pourquoi on en jette 95%)

1247 prompts testés. Moins de 260 gardés. Voici notre processus de test — et pourquoi cette rigueur fait la différence.

Comment on teste un prompt (et pourquoi on en jette 95%)

1247 prompts écrits. 1247 prompts testés. Sur de vraies tâches. Dans de vrais contextes métier français.

On en a gardé moins de 260.

Les autres sont à la poubelle. Et c'est pour ça que ceux qui restent valent quelque chose.

Voici comment on travaille.

Étape 1 : la tâche d'abord, jamais le prompt

On ne commence jamais par un prompt. On commence par une tâche réelle.

"Répondre à un client mécontent." "Boucler un rapport hebdomadaire." "Rédiger un email de relance fournisseur."

Des tâches que des managers, des cadres, des dirigeants font chaque semaine. En France. Dans un contexte professionnel français.

Si la tâche n'est pas réelle, le prompt ne sert à rien. On ne teste pas des prompts "intéressants". On teste des prompts utiles.

Étape 2 : écriture et variations

Pour chaque tâche, on écrit entre 15 et 50 variations du prompt. Pas des versions légèrement différentes. Des approches fondamentalement distinctes.

Un prompt qui donne le contexte d'abord. Un qui structure la tâche en étapes. Un qui impose un format précis. Un qui fournit un exemple à suivre. Un qui combine tout.

On ne cherche pas LA bonne formulation. On cherche LA bonne combinaison d'informations qui produit un résultat fiable.

Étape 3 : le test — 7 passages minimum

Chaque variation est testée au moins 7 fois. Pas 7 fois sur le même cas. 7 fois sur des cas différents :

  • Secteurs différents (industrie, services, distribution, tech)
  • Tailles d'entreprise différentes (PME, ETI, grand groupe)
  • Niveaux de complexité différents (tâche simple, tâche avec contraintes)

Un prompt qui marche 3 fois sur 7 n'est pas un bon prompt. C'est un prompt chanceux. On le jette.

Un bon prompt marche à chaque fois. Sur chaque contexte. Sans surprise.

Étape 4 : les 5 critères de validation

Un prompt passe s'il coche les 5 :

1. Résultat utilisable immédiatement Le résultat sort, vous relisez, vous ajustez 2-3 mots, c'est envoyé. Si vous devez réécrire la moitié, le prompt est mauvais.

2. Ton professionnel français Vouvoiement correct. Formules adaptées au contexte. Pas de traduction littérale de l'anglais. Pas de "I hope this email finds you well" déguisé en français.

3. Temps gagné mesurable On mesure le temps avant (à la main) et après (avec le prompt). Si le gain n'est pas significatif, le prompt ne vaut pas le détour.

4. Adaptable en moins de 2 minutes Le prompt doit être personnalisable rapidement. Si la personnalisation prend plus de temps que le gain, c'est un mauvais calcul.

5. Cohérent sur 3 secteurs minimum Un prompt qui marche en tech mais pas en distribution n'est pas assez robuste. On valide sur au moins 3 secteurs avant de le garder.

Ce qui fait échouer un prompt

95% de nos prompts échouent. Pas parce qu'ils sont mal écrits. Parce que nos critères sont stricts.

Les causes les plus fréquentes de rejet :

  • Résultat trop générique — ça pourrait venir de n'importe quel générateur de texte. Pas assez adapté au contexte.
  • Ton inadapté — trop formel, trop informel, trop américain. Le lecteur français sent que ce n'est pas écrit pour lui.
  • Résultat instable — marche bien 4 fois, déraille la 5e. Pas fiable.
  • Personnalisation trop longue — 10 champs à remplir pour un email de 5 lignes. Le rapport effort/résultat ne tient pas.
  • Gain de temps insuffisant — le prompt fait gagner 5 minutes sur une tâche de 10 minutes. Pas assez pour justifier le changement de méthode.

On ne fait pas de compromis sur ces critères. Un prompt qui échoue sur un seul point est rejeté. C'est la règle.

Pourquoi on publie cette méthode

On pourrait garder ça pour nous. La plupart des plateformes de prompts ne disent rien sur leur processus. Vous achetez un pack, vous espérez que ça marche.

On fait l'inverse. Parce que notre processus est notre meilleur argument. Personne d'autre ne peut dire "1247 prompts testés, 95% jetés, les survivants validés sur 3 secteurs minimum." Personne ne l'a fait.

Et si demain quelqu'un veut copier notre méthode — tant mieux. Ça prouvera qu'on avait raison. MAIS il leur faudra 18 mois de travail pour arriver au même point. Nous, on y est déjà.

Le résultat pour vous : votre rapport sort en 12 minutes au lieu de 2 heures. Votre boss le reçoit avant 9h30. Les autres le rendent à 15h. Il ne dit rien. Mais il note.


Chaque prompt sur PROMPTE a passé ce filtre. Vous n'avez pas besoin de tester. On l'a fait pour vous — 7 fois minimum, sur 3 secteurs, avec les 5 critères.

Voir les prompts validés sur prompte.pro. Parce que votre temps vaut plus qu'un essai-erreur.

P.S. On continue de tester. Le chiffre de 1247 va bouger. Le taux de rejet, lui, ne bougera pas. 95% à la poubelle. C'est ce qui fait la valeur des 5% restants.